États généraux du syndicalisme

Le mouvement syndical québécois est à un tournant décisif. Les neuf principales organisations syndicales québécoises unissent leurs forces pour amorcer une réflexion collective dans le cadre des États généraux du syndicalisme, une démarche sans précédent au Québec.

Au cœur de cette démarche : une conversation profonde et honnête sur notre avenir collectif, des discussions sur la modernisation des approches syndicales pour mieux répondre aux attentes des travailleuses et des travailleurs et pour renforcer leur pouvoir d’action face aux nouvelles réalités du monde du travail.

Le syndicalisme, ce sont des visages, des voix et des réalités qui méritent d’être entendus. Cette démarche proactive cherche à revitaliser le mouvement syndical, à assurer une plus grande justice sociale et à bâtir un avenir où les travailleuses et les travailleurs pourront collectivement prendre leur place.

L’avenir, c’est maintenant qu’on le prépare !

Plongez dans une démarche collective qui met en lumière nos forces, notre solidarité et notre engagement. À travers luttes et revendications, nous avons façonné le Québec et conquis des acquis précieux. Aujourd’hui, les défis s’accumulent, mais nos valeurs demeurent solides. Notre mouvement syndical est toujours porté par des luttes, des victoires et une volonté commune de regarder vers l’avant.

Découvrez pourquoi la démarche des États généraux est essentielle et comment vous pouvez y contribuer. Ensemble, donnons-nous les moyens d’être plus fort-e-s, plus efficaces et plus uni-e-s. Parce que l’union fait l’avenir !

Comment participer

Les États généraux du syndicalisme sont lancés !

Le 31 mars 2025, les neuf principales organisations syndicales du Québec ont donné le coup d’envoi des États généraux du syndicalisme sous le thème « L’union fait l’avenir ». Cet événement marque le lancement d’une réflexion collective sur l’avenir du syndicalisme, dans un contexte social, économique et politique en pleine transformation.

La journée a été ponctuée de panels de discussion animés par Mélanie Laroche, abordant des thèmes clés : l’histoire d’un syndicalisme en mouvement, les défis et les réalités actuelles et les regards vers l’avenir. En point culminant, les neuf organisations syndicales ont procédé à la signature d’un protocole établissant les bases de cette démarche historique.

Portée par un engagement commun, cette démarche vise à moderniser et à revitaliser les approches syndicales, à renforcer la solidarité et à adapter le mouvement aux défis de demain. C’est le début d’une mobilisation historique.

  Consultez le document de réflexions initiales

Thématiques

La réflexion proposée lors des États généraux du syndicalisme repose sur sept thèmes qui permettent de mieux comprendre la situation actuelle et les enjeux auxquels fait face le mouvement syndical québécois.

Le syndicalisme québécois dans la société

Bien ancré dans notre société, le syndicalisme doit s’adapter aux tendances actuelles pour assurer son développement. La réflexion portera sur l’évolution du marché de l’emploi, les inégalités croissantes, l’impact des politiques néolibérales et la montée de l’extrême droite. Face à ces défis et à une société en crise, il est crucial de comprendre ces enjeux pour faire progresser le mouvement syndical.

La vigueur syndicale

Malgré les importants gains enregistrés au cours des dernières décennies, les syndicats font face à d’importants enjeux qui menacent leur influence : hostilité croissante, baisse des grèves, intensification des conflits de travail et des lock-out, stagnation ou diminution du taux de couverture syndicale. Ainsi, il est essentiel que le mouvement syndical retrouve un rapport de force lui permettant de jouer pleinement son rôle de fer de lance dans l’amélioration des conditions de travail et de vie des travailleuses et des travailleurs.

Le modèle de relations de travail

Les lois qui régissent les rapports collectifs du travail encadrent non seulement la manière dont se pratique et se vit le syndicalisme, mais elles exercent également une influence directe sur sa vitalité, son influence et son rapport de force. Malgré une législation québécoise plus favorable qu’ailleurs au Canada et aux États-Unis, le régime reste imparfait. Sans compter que les droits syndicaux ne cessent d’être la cible d’attaques des gouvernements depuis les dernières années.

Le rôle politique des syndicats

Bien que les organisations syndicales soient par définition des organisations politiques, considérant leur nature démocratique et revendicatrice, leur degré d’implication politique ainsi que la nature de cette dernière constituent des questionnements qui reviennent de façon cyclique.

La représentativité et le sentiment d’appartenance

Une saine démocratie, un fort sentiment d’appartenance et une bonne représentation sont des éléments essentiels afin que les syndicats jouent efficacement leur rôle et exercent un bon rapport de force. Cependant, plusieurs défis persistent, notamment, en ce qui concerne l’organisation des instances, la participation et l’implication des membres, la mobilisation, la communication à l’ère du numérique et la légitimité des syndicats.

L’évolution des relations intersyndicales

Au Québec, le syndicalisme se distingue par une grande diversité d’organisations aux structures et cultures variées. Malgré leurs différences, elles partagent des valeurs et des intérêts communs, bien que leurs stratégies et la manière de concevoir ces intérêts divergent parfois. En plus de participer à des coalitions et de mener à l’occasion des négociations conjointes, les syndicats ont montré à plusieurs reprises leur capacité à faire preuve d’une grande unité et de solidarité. Comprendre leurs relations est essentiel à leur évolution.

Les syndicats et les groupes historiquement discriminés

La composition des organisations syndicales a évolué considérablement depuis les dernières années. Les États généraux sur le syndicalisme constituent une occasion pour les syndicats de se questionner sur les façons d’être encore plus représentatifs et les manières de lever les obstacles à la participation des groupes historiquement discriminés. Leur rôle dans la lutte contre les discriminations, les préjugés et le racisme demeure également un défi crucial.

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